“Lorsque je fête mes 40 ans, un déclic se produit. Mon mari me dit un soir: « Lorsque tu chantes du judéo-espagnol, cela me fait pleurer ». Quelque chose se réveille au plus profond de moi. Quelque chose de lointain et de lumineux: mes racines judéo-espagnoles et la musique qui en découle. Je sens ni plus ni moins que je peux poser mes bagages dans cette musique qui exalte des sentiments tendres qui ne demandent qu’à s’exprimer. Ma voix trouve sa lumière, son sens et ose se mettre à nue dans un répertoire familier auquel j’ai grand plaisir à me connecter. J’investis ma mémoire familiale, interroge ma mère sur sa propre enfance pour mieux comprendre dans quel contexte ces chants judéo-espagnols ont pris leur place. Je découvre la personnalité d’une femme extraordinaire: mon arrière grand-mère Esther!…”